Ok... C'est juste traduit de l'anglais mais c'est déjà ça, je suis plutôt contente de moi!
Toshiya, bassiste du phénomène japonais de rock alternatif Dir en grey, n’est pas souvent interviewé, mais nous avons eu la chance de le rencontrer à l’occasion de leur tournée américaine et nous l’avons trouvé intelligent, sensé et direct. Sombre, étrange et souvent perturbant, l’amalgame unique de styles de Dir en grey leur vaut des fans enragés les suivant partout dans le monde. C’est ce que Toshiya avait à nous dire à propos du groupe, comment il fonctionne comme une entité unique et quelle est sa propre contribution à cette entité.
Kirsty: Nous avons pu voir récemment que vous avez expérimenté le slapping. Qu’est ce qui vous a amené à être intéressé par d’autres techniques ? Y a-t-il d’autres styles que vous aimeriez essayer ?
Toshiya: J’ai toujours eu un intérêt pour le slapping. Mais je n’ai jamais vraiment prévu d’en faire. Ces derniers temps… J’ai pensé que c’était une manière de jouer et j’ai essayé. En ce qui concerne de nouvelles techniques, pour le moment, je ne pense à aucune en particulier. Mais j’aimerai en acquérir.
Kirsty Vous n’avez écrit qu’une seule chanson sur le dernier album. En écriverez-vous plus pour le prochain. ?
Toshiya: Bien que je pense en écrire quelques unes, nous apportons tous des éléments et nous le faisons tous les 5. Ce n’est pas comme si une seule personne y contribuait ; nous travaillons ensemble, c’est comme ça.
Kirsty: Sur la photo promotionnelle que votre management nous a envoyé, j’ai remarqué que vous portez une jupe. Pourquoi avez-vous recommencé à porter cela à nouveau ?
Toshiya: Lors du dernier album, uroboros, quand il est sorti, c’était comme si le passé et le présent se connectaient à travers moi d’une certaine façon. A cause de ça, j’ai voulu regarder mon passé, le critiquer et le renouveler à ma manière, avec mon style actuel.
Kirsty Pensez-vous cela seulement pour le visual ou également d’un point de vue musical ?
Toshiya: Oui, je pense. Le mois prochain notre nouveau single sort au Japon, avec lui nous avons ressorti des versions remixées de nos anciennes chansons. Ces vieilles chansons, c’est comme si nous les jouions en tant que les 5 personnes que nous sommes maintenant.
Kirsty: Les anciennes chansons sont-elles complètement réarrangées ?
Toshiya: L’une d’elle l’est complètement (il y en a 3 au total : une nouvelle et deux anciennes). Dans les deux anciennes, une est complètement réarrangée même si on a gardé des ombres du passé. Dans l’autre, chacun a changé ses propres parties ou incises pour faire en sorte que ça fonctionne en une prise.
Kirsty: Il y a quelque temps on aurait dit que vous ne vous entendiez plus très bien entre vous, et vous en particulier y avez fait allusion dans des interviews. Vous entendez-vous mieux maintenant ?
Toshiya: Eh bien, quand vous êtes dans un groupe depuis un long moment, c’est comme pour un couple marié… ou, comment dire, parfois nous sommes froids les uns envers les autres et d’autres fois nous nous entendons mieux. C’est une boucle. Maintenant tout va bien, en particulier en tant que groupe, nous allons tous dans la même direction. Ca va très bien.
Kirsty: C’est toujours une rengaine de bassiste que personne ne les prends au sérieux ou qu’ils n’ont pas beaucoup l’opportunité de donner leur avis dans la manière dont le groupe évolue. Pensez –vous être capable de vous exprimer à travers le groupe, que vous avez une influence sur la musique et sur l’image ? Trouvez-vous que c’est un « exutoire » suffisant ?
Toshiya: Je pense que c’est la même chose pour tout. Si on devait faire tous de nous même, nous serions capable de nous exprimer à 100% comme nous en avons envie. Mais puisque nous sommes 5, nous sommes d’accord que ce ne sera pas 100% par personne et que travailler dans l’optique de donner 100% de nous 5 est la meilleure chose à faire. C’est aussi lié à ma partie de basse. Il n’y a pas 100 % de ce que j’aimerai mettre, mais en tant que bassiste et un des 5 membres du groupe, je veux vraiment contribuer avec les pourcentages nécessaire au 100% de ce que le groupe produit.
Kirsty: Vous étiez dans une école d’art pendant un moment n’est-ce pas ? Est-ce quelque chose pour lequel vous avez toujours un intérêt ?
Toshiya: Je ne peux pas dire que ça n’influence pas ma musique. Je crois que nous aimons le fait de créer quelque chose par nous même.
Kirsty: Cela a-t-il une influence sur l’image que le groupe utilise ?
Toshiya: Pour ça, nous en parlons et décidons tous ensemble. Que ce soit pour le look ou la musique. Pour nous, Dir en grey vit comme un tout.
Kirsty: Quel genre de musique écoutez-vous personnellement ? Est-ce quelque chose que vous avez toujours aimé ou cela a-t-il évolué avec le temps ?
Toshiya: Comme la musique japonaise a toujours été autour de moi, j’ai longtemps écouté la scène musicale japonaise. Puis le temps a passé et j’ai appris qu’il y avait d’autres genres de musique à travers le monde et j’ai alors commencé à écouter différents types de musique. Mais en ce moment, je n’écoute aucune catégorie en particulier, je laisse juste mon Ipod sur aléatoire.
Kirsty: Il arrive que les fans, lorsque vous jouez en occident, deviennent dingues et agressifs. Que ressentez-vous par rapport à cela quand vous les regardez de la scène ?
Toshiya: Pendant le concert, si par exemple il y a un moshpit qui commence ou que tout le monde devient surexcité, je suis le genre de personne qui pense que c’est ok comme ça. C'est la musique que nous faisons, alors que nous ne chantons même pas en anglais, et qu’en chantant en japonais cela n’atteint peut-être pas tout les fans.Mais sur scène, nous essayons d’utiliser nos actions comme une manière de nous exprimer. En ce qui concerne les fans, ce n’est pas grave s’ils s’expriment de comme ça mais j’aimerai juste, si c’est possible, qu’ils ne blessent pas.
Kirsty: Votre groupe a parfois fait face à des hostilités lorsque vous avez joué en occident et fait des premières parties en Amérique et aux Royaume Unis. Quelle est votre approche de ce genre de situations ? Cela vous rends-t-il fâché ou frustré ou essayez-vous de conquérir les gens ?
Toshiya: Ca me met en colère. Mais à la place d’essayer de rendre ces fans hostiles en nouveaux fans, je fais de mon mieux pour faire passer notre message.
Kirsty: Vous avez l’air plus joyeux en général que l’image du groupe pourrait le suggérer. Est-ce difficile parfois pour vous d’agir de manière à rester fidèle à l’image du groupe ?
Toshiya: En fait… Je suis plutôt sombre (rire). Etre perçu comme quelqu’un de gai est un peu ma façon de me battre contre ça. Que les gens pensent que je suis quelqu’un de joyeux est plutôt chanceux pour moi.
Kirsty: Mais vous ne vous forcez pas à être sombre n’est-ce pas ? Vous avez l’air de rire sur toutes vos photos.
Toshiya: Non, pas du tout. Mais je pense que sourire est plus abordable que d’avoir un visage effrayant.
Kirsty: Comme nous n’avons plus le temps, dernière question. Si et quand le groupe se séparera, voudriez-vous rejoindre un autre ou faire quelque chose de complètement différent ?
Toshiya: Et bien… Je pense que les humains peuvent faire n’importe quoi s’il s’y donne à fond. Peut-être que ça irait même si ce n’est pas dans la musique. Si je suis toujours capable de m’exprimer comme je le veux, alors peut-être que ce choix sera bon.
Source:
http://globalcomment.com/2009/toshiya-uncensored-mosh-pits-skirts-and-dir-en-greys-fans-and-non-fans